Blues d’une naufragée

En ce lundi matin double blues…C’est lundi, et comme tous les lundis cela veut dire reprise de la semaine de travail, il faut donc se motiver. Mais ce week-end a aussi été très fort en émotions, énergies, et du coup en fatigue aussi dans tous les sens du terme, d’où le blues.

Pourquoi « naufragée » ?

Depuis mi- juin j’ai fait partie d’une aventure théâtrale exceptionnelle à bord du radeau de la Méduse, enfin de sa réplique présente au Musée de la Marine à Rochefort. J’ai fait partie de cette équipe mêlant professionnels et amateurs qui a incarné les 15 derniers naufragés survivants du radeau, dans une création de Laurent Leclerc du Théâtre du Barouf. Un texte magnifiquement écrit qui a évolué au fur et à mesure des rencontres, des répétitions, ce qui est le propre d’un metteur en scène professionnel qui sort du lot en sachant se remettre en question, être à l’écoute des comédiens quels qu’ils soient, avec simplicité, sourires, et bonne humeur (merci Laurent pour tout cela !). Je dois ajouter qu’il y a eu en fait plusieurs textes puique les Naufragés de la Méduse était une trilogie, l’occasion de rencontrer des professionnels qui ont su nous faire vibrer au récit de leurs lectures et par leur jeu (découverte de Birane Ba, exceptionnel, redécouverte de Gérard Hardy,  compagnon de radeau, connu à la fac il y a déjà vingt ans, tout un personnage, sans oublier Corréard et Savigny, alias Paul et Félix, complices sur le radeau comme dans la vie, Catherine Salviat, Jean-François, Oliver le pro de la guitare…) ou simplement nous faire sentir partie intégrante de l’équipe (Super Iris toujours à fond, Pauline…)

« J’suis dans un état proche…du Sénégal »

Pour reprendre cette célébrissime chanson d’Isabelle Adjani, je me sens ce matin non pas proche de l’Ohio mais du Sénégal. Les idées pas très claires (normal après une nuit bien courte) je pourrais aussi dire comme dans la chanson « On m’a laissée en radeau
J’imaginais trouver l’Eldorado », comme ont pu penser à l’époque ces naufragés dont on s’est sentis si proches pendant ces quinze jours. Quelle belle communion de belles personnes qui vont tous manquer. Non aujourd’hui je ne vais pas recevoir de messages de Super Iris précisant que la repet est à 14h, qu’il faut tous être là si possible. Si je passe devant le Musée dans les jours à venir, ce qui ne va pas manquer, je vais avoir un petit pincement, car ce ne sera plus le moment d’embarquer, d’aller manger Pascal, de crier « On a faim »(mais là j’ai vraiment faim et je ne vais tarder à aller manger une « dorade en sauce » !), de se moquer de Dupont, de pleurer à la mort du petit mousse etc. etc.

Merci , merci, merci Laurent pour ta confiance et toute l’équipe pour avoir pu partager ces formidables moments avec vous. Du coup « pauvres infortunés » que nous avons été pendant ces quelques jours, nous voguerons chacun vers nos activités sans tout à fait nous quitter car nous serons je pense liés par cette expérience pendant très longtemps. A très bientôt compagnons de radeau (peut-être pour une prochaine traversée, qui sait…prête à embarquer !)

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